- Introduction |
L’histogramme -
Le posemètre du 21e siècle
1. PRÉMISSE ET DÉFINITIONS Prémisse : L’objectif premier est d’enregistrer le plus d’information numérique possible lors de la prise photo et d’altérer le moins possible cette information lors du traitement. L’usage de l’histogramme est le premier pas vers un gage de réussite. Votre caméra numérique est avant tout un ordinateur avec un objectif. Le capteur enregistre l'intensité des tonalités de gris respectivement des canaux rouge, vert et bleu. La caméra analyse, répartit et affiche ces lectures sous forme d'un histogramme. Il y a deux types d'histogrammes. L'histogramme pour les couleurs rouge, vert et bleu et l'histogramme de luminosité qui représente la compilation des données. Celui-ci n’est pas calibré, la plage des couleurs est très limitée et les conditions ambiantes de la lumière (Soleil) lors de la visualisation de l’écran biaisent l’analyse de l’exposition. On peut donc conclure que l’écran n’est pas l’outil à utiliser pour évaluer l’exposition. Il est donc préférable d'utiliser l’histogramme. L'histogramme de luminosité est la représentation graphique des tons contenus dans l'image allant du noir au blanc sur une étendue d'environ 5 à 6 crans (Fstops). Le chiffre 0 à gauche représente le noir absolu de l’image tandis que le chiffre 255 à droite représente le blanc absolu. L’axe horizontal indique la luminosité du pixel et l’axe vertical indique le nombre de pixels pour chaque valeur de luminosité. On découvre rapidement que la photographie numérique est très similaire aux films positifs (Diapositives). Vous obtenez plus de flexibilité lors du traitement si l'exposition est quasi parfaite. Ceci est particulièrement important si vous utilisez le mode JPEG. Le mode RAW contient les données intégrales de votre caméra ce qui n'est pas le cas en JPEG. Le mode RAW offre une plage de 65,356 couleurs (16 bits) versus 256 couleurs en mode JPEG. Cela se traduit par une plus grande latitude lors du traitement de l'image. Le mode RAW ouvre la porte à des méthodes d'impression de qualité Beaux-Arts surpassant l'argentique ainsi que les méthodes commerciales traditionnelles. De plus, vous pouvez reprendre le développement autant de fois que vous le désirez ce qui n'est pas nécessairement le cas en JPEG. Succinctement, vous jetez votre négatif en mode JPEG tandis que le mode RAW est le négatif et il soutire le maximum de votre équipement photographique. 3. LES NIVEAUX DE LUMINOSITÉ
Le JPEG offre 255 tonalités équivalent à 8 bits* tandis que cette étendue grimpe en RAW à 65,536 couleurs ou 12 bits*. Ce dernier utilise : - 5 bits pour représenter le canal rouge Ceux-ci sont combinés pour produire un mixte de 65,536 couleurs (32 x 32 x 64 = 65,536). Comme les capteurs numériques enregistrent l’information de façon linéaire, le point le plus brillant de l’exposition contiendra la moitié de ces valeurs soit 2048 par canal ce qui se traduit en 32,768 tonalités de gris.
La majorité des caméras numériques sont plutôt à 12 Bits que 16 Bits d’où les 2048 niveaux de tonalités par canal en RAW sur une étendue de 6 crans (FStops).
La plage des 5 crans se déplace vers la gauche et vous perdez de l'information sur les noirs. Donc, l'objectif premier, d'exposer pour les blancs le plus près de la limite à droite afin de conserver de l'information sur les noirs. Les mesures de votre capteur sont enregistrées sans modification dans un fichier RAW. Ce type de fichier n'est pas donc pas une image. Il contient que les données informatiques de celle-ci. Ces données seront converties en image par un développeur RAW (ex. Photoshop CS2 ou CS3, etc.). La caméra doit donc convertir la photo en format JPEG en tenant compte selon les options que vous lui avez fixées. L’histogramme est donc une analyse de l’image en format JPEG et non en RAW. La méthode de conversion en JPEG est propriétaire du manufacturier. C'est-à-dire que nous ne savons pas comment il effectue cette conversion. Il est donc recommandé de comparer l'histogramme de la caméra avec l'histogramme du logiciel que vous utilisez pour le traitement de l'image. Pour afficher la photo, la caméra doit donc convertir la photo en format JPEG selon les options que vous lui avez fixées. La méthode de conversion est la propriété du manufacturier. C'est-à-dire que nous ne savons pas comment il effectue cette conversion. Il est donc recommandé de comparer l'histogramme de la caméra avec l'histogramme du logiciel que vous utilisez pour le traitement de l'image. Donc, l'affichage de l'histogramme sur votre écran de caméra en mode RAW sera biaisé car elle est basée sur le rendu JPEG de l'image. L'étendu dynamique de l'histogramme sera toujours moins large qu'il est en réalité dans le fichier RAW. La seule façon d'obtenir une évaluation juste sera dans un développeur RAW tel que Lightroom ou Photoshop. De plus, ceux-ci appliqeront l'étendu de couleurs (sRGB, Adobe RGB ou proPhoto) que lorsque vous enregisterez le fichier (JPEG, PSD, TIFF). 4. IL N'Y A PAS DE MAUVAIS HISTOGRAMMES
5. L'HISTOGRAMME IDÉAL La plupart de nos images contiennent une gamme de tonalités. Il faut donc préalablement évaluer les tonalités de la scène (Zone System). À titre d’exemple, voici comment l’histogramme peut vous aider à obtenir une exposition optimum.
On peut donc déduire qu’il faut exposer le plus à droite possible sans toucher au mur de droite s’il n’y a pas de blanc absolu afin d'obtenir le maximum de données informatiques. 6. POURQUOI FAUT-IL GÉNÉRALEMENT EXPOSER POUR LES BLANCS (La droite) Prémisse : Vous perdez la moitié de l'information numérique de votre image lorsque vous ratez d'un cran (FStop). Ceci signifie que le premier cran (fstop) dévore la moitié (2,048 niveaux) en RAW. Les 2,048 niveaux résiduels seront répartis sur la plage entre 2 à 6 crans (fstops). Il ne restera que 64 niveaux en RAW et 25 niveaux en JPEG au 6e cran. D'ailleurs, tenter d'ouvrir ces noirs de façon significative en RAW provoquera l'apparition de bandes ou des effets de postérisation et révélera des artéfacts. Cette opération sera presque impossible en JPEG.
Lorsque vous sous exposez d’un cran, vous perdez la moitié de l’information numérique de votre image. TOUTE la plage des 5 crans se déplace vers la gauche entraînant aussi la perte d’information sur les noirs. On se souvient que les valeurs de 20-25 contiennent les tonalités les plus sombres ayant encore de la définition, sous ce point tout est noir. Les valeurs 240-245 contiennent les tonalités les plus blanches, au-delà tout est blanc. Il faut donc d’exposer pour les blancs afin de conserver de l’information sur les noirs.
Il est à noter que le développeur Raw CS3 et Lightroom représentent ces tonalités en pourcentage. Afin de transposer et de préserver l'information numérique du RAW certains gestes s'imposent afin de créer votre fichier maître duquel tous les autres formats d'images découleront (JPEG, PSD, TIF, etc.) La résolution idéale dépend des paramètres fixés à la création du profil de votre imprimante. Le manufacturier devrait le mentionner dans le livre de l'utilisateur. Un truc serait d'utiliser Picassa. Celui-ci vous indiquera cette information. En quoi cela dérangera-t-il si ce n'est pas le bon chiffre ? Le profil de l'imprimante le convertira, le résultat final risque de ne pas vous plaire. 7. LES HISTOGRAMMES DES CANAUX DE COULEURS Certaines caméras affichent à la fois l’histogramme de luminosité et les histogrammes pour chacun des canaux de couleurs ce qui permet une analyse plus poussée de leur plage respective. Cependant, nous n’avons pas le contrôle sur les canaux de couleurs. En cas de doute, l'histogramme de luminosité l’emporte. Cette option peut être très utile pour vérifier votre balance des blancs particulièrement si vous l'avez ajustée manuellement. Ex. les levés et les couchés de soleil.
8. MÉTHODOLOGIE DE BASE POUR UTILISER L'HISTOGRAMME DE LUMINOSITÉ
9. MÉTHODOLOGIE PLUS AVANCÉE
Note : Le marché offre des aides pour centrer votre histogramme pour une condition normalisée ce qui est rarement le cas sur le terrain. 10. LES AVANTAGES ET LES DÉSAVANTAGES DU MODE RAW Prémisse : L’objectif premier est d’enregistrer le plus d’information numérique possible lors de la prise photo et d’altérer le moins possible cette information lors du traitement. La qualité exige le mode RAW et l'usage de l’histogramme est le premier pas vers un gage de réussite. Avantages Désavantages Qui aurait prédit les nouvelles options des développeurs RAW (CS3 – Lightroom) Vous pouvez maintenant revisiter vos anciens fichiers RAW et explorer leurs nouvelles possibilités… Sinon, la photo risque de nécessiter des soins intensifs pour la récupérer, vos tirages reflèterons vos choix, la qualité se dégradera considérablement et les avertis l’observeront... 11. LA CONFIGURATION DE L’ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL Afin de transposer et de préserver l’information numérique du RAW certains gestes s’imposent afin de créer votre fichier maître duquel tous les autres formats d’images découleront (JPEG, PSD, TIF, etc.) a ) Développeur RAW Il est donc recommandé deconfigurer le développeur RAW de Photoshop à l’environnement couleur RGB au mode ProPhoto RGB qui englobe toutes les couleurs de vos photographies. Il est à noter que vous pouvez sélectionner ces paramètres pour les fichiers JPEG et autres avec le développeur RAW de Photoshop CS3 mais c’est peine perdu étant donné que ceux-ci sont originalement à 8 Bits (256 couleurs). La résolution idéale dépend des paramètres fixés à la création du profil de votre imprimante. Le manufacturier devrait le mentionner dans le livre de l’utilisateur. Un truc serait d’utiliser Picassa. Celui-ci vous indiquera cette information. En quoi cela dérangera-t-il si ce n’est pas le bon chiffre ? Votre profil le convertira mais cela peut affecter le résultat final particulièrement si l’écart est grand. Avez-vous remarqué que le développement automatique surexpose vos photos ? C’est à se demander s’il ne compense pas pour le défaut inhérent des caméras. De mode «Default» réfère aux propriétés de la caméra. b ) Configuration de l’environnement de travail Vous avez photographié et développer en RAW. Avant de procéder, il faut préalablement configurer Photoshop à l’environnement couleur RGB au mode ProPhoto RGB qui englobe toutes les couleurs de vos photographies. L’idée étant de conserver le plus d’information pour créer votre fichier maître d’où tous les autres types de fichiers découleront. Ex. JPEG, GIF, etc. Il est à noter que les encres Epson Ultrachrome K3 offrent plus que l’environnement couleur Adobe RGB. ProPhoto RGB
d) Zone System avec les courbes
CS3 nous offre plus d’options pour travailler avec les courbes. Entre autre, nous pouvons sectionner en dix (10) zones (Zone System) en sélectionnant un quadrillé de 10%. Dès lors observer les effets lorsqu’on optimise certaines parties de la photo. d) Nous n’aborderons pas les méthodes de traitement de l’image ou « Workflow » car cela dépassent largement le contexte de cette présentation. 12. L’HISTOGRAMME DU DÉVELOPPEUR RAW DE PHOTOSHOP a) Comparer l’histogramme de la caméra avec celui du développeur RAW de
b) Mise à jour
13. CONCLUSION Nous avons fait la preuve de la prémisse de départ : Les deux points clés pour produire une image numérique bien exposée sont : b) Exposez afin d’obtenir le plus d’information numérique en surveillant les points extrêmes de votre histogramme. ex. L'exposition pousse-t-elle les pixels contre les murs de l'histogramme de gauche et/ou de la droite mais particulièrement celui de droite ? 14. PISTES D'EXPLORATION - Le « Zone System » 15. BIBLIOGRAPHIE
*Définitions : Un bit, ou binary digit en abrégé (chiffre binaire), est un nombre pouvant prendre la valeur 0 ou 1. Huit (8) bits forment un octet (byte en Anglais) ; seize (16) bits forment un mot de 212 octets et trente-deux (32) bits forment un double-mot. |
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